Un peu d'histoire
Volta, physicien italien du début du 19ème siècle fut le premier à générer un courant électrique grâce à un phénomène électrochimique. Quelques années plus tard, toujours au 19ème siècle, Gaston Plante mit au point la première batterie rechargeable. Les batteries que l'on trouve aujourd'hui sont basées sur le même principe.
En 1881, le luxembourgeois Henri Tudor fonde la société éponyme et industrialise les accumulateurs de Faure en introduisant des plaques de plomb coulé, enduites d'une pâte active. Beaucoup plus robuste, l'accumulateur ouvert tel que nous le connaissons est né. Depuis, les progrès techniques n’ont pas cessé de progresser (propriétés des alliages, additifs des matières actives, composition des pâtes, etc.).
Description
Une batterie au plomb est constituée par un ensemble
d'accumulateurs. La
tension nominale d'un accumulateur étant d'environ 2.1 V, une
batterie de
12 V est constituée de 6 accumulateurs montés en série et reliés
par des
connexions en plomb soudées. Ces accumulateurs sont logés dans un
bac, le
plus souvent en plastique ( polypropylène, ABS...), qui est fermé
par un
couvercle scellé.
Chaque accumulateur est composé d'un ensemble de couples
d'électrodes
positives et négatives montés en parallèle, au milieu de chaque
couple est
placé un séparateur.
==> Électrodes positives
Les électrodes positives sont des grilles, en alliage binaire ou
ternaire
de plomb ( Pb-Sb, Pb-Sn, Pb-Ca, Pb-Sb-As...) dont les alvéoles
sont
remplis d'une pâte poreuse de peroxyde de plomb PbO2 (matériau
actif aux
électrodes positives). Les éléments d'alliage permettent
d'améliorer les
propriétés mécaniques des grilles et ont une influence sur les
performances des batteries.
==> Électrodes négatives
Les électrodes négatives comparables aux grilles positives, sont
remplies
de plomb métalliques très poreux (matériau actif aux électrodes
négatives)
: on parle d'éponge de plomb métalliques.
Les électrodes sont souvent appelées « plaques » en raison de leur
forme.
==> Séparateurs
Afin d'éviter le contact entre les électrodes positives et
négatives, et
donc des courts-circuits, les plaques sont isolées entre elles par
un
séparateur. Ces séparateurs sont généralement des feuilles
rectangulaires,
intercalées entre les plaques positives et les plaques négatives,
et
possèdent des qualités remarquables :
- isolant électrique parfait
- très grande perméabilité aux ions porteurs de charges
électriques
- barrière pour les particules de matières
- porosité élevée
- excellente tenue à l'acide sulfurique
Les séparateurs sont le plus souvent constitués par un feutre de
fibres
cellulosiques protégées par une résine ou encore par du chlorure
de
polyvinyle fritté ou des feutres en fibre de verre.
==> Électrolyte
L'électrolyte est une solution diluée d'acide sulfurique, sous
forme
liquide, de gel ou absorbée dans des feutres en fibre de verre.
==> Expandeurs
Les premiers accumulateurs au plomb industriels ont utilisé des
séparateurs en bois. Quand on a mis des séparateurs en plastique
ou en
fibre de verre, les performances des batteries se sont effondrées !
Avant
que l'on comprenne que le bois était chimiquement utile pour
maintenir la
porosité de la matière active.
Le bois libère des macromolécules organiques en milieu sulfurique.
Ces
composés appelés ligno sulfonates sont utilisées sous le nom
d’expandeurs
dans les batteries modernes afin de maintenir leur performance
dans le
temps.
Une batterie au plomb est constituée de cellules appelées accumulateurs délivrant une tension de 2,1Volts. Elles comprennent 6 accumulateurs disposés en séries qui délivrent ainsi une tension totale de 12,6 Volts. Un accumulateur est un ensemble de plaques (positives et négatives) immergées dans une substance acide appelée électrolyte (mélange eau acide sulfurique).

Lorsqu'on applique
une source
de tension continue aux bornes des plaques (électrodes) un courant
s'établit créant une modification chimique des plaques et de
l'électrolyte, cette modification produit une différence de
potentiel
entre les deux plaques. Il est à noter que la circulation des
électrons à
l'intérieur de l'électrolyte est assurée grâce aux ions.
Durant la décharge les plaques positives subissent une "réduction"
c'est à
dire qu'elles consomment des électrons et les plaques négatives
libèrent
des électrons (réaction d'oxydation). Le phénomène inverse se
produit
pendant la charge.
Il faut aussi noter la présence d'une réaction concurrente (hydrolyse de l'eau) qui conduit à la génération de gaz (oxygène et hydrogène) et qui "assèche l'électrolyte". Cette réaction est surtout notable en fin de cycle de charge lorsqu'il ne reste plus beaucoup de matière réactive aux électrodes. En fonction de la technologie de la batterie, l'hydrogène et l'oxygène sont plus ou moins recombiné dans l'électrolyte de la batterie ce qui a une influence sur la durée de vie.
D'autre part, d'autres réactions chimiques (oxydation du plomb) entrent en jeu et sont principalement responsables des phénomènes d'auto décharge.
Il existe d'autres familles de batteries pour les outillages portatifs (batterie au Ni-MH) ou pour les téléphones portables (batterie Lithium), mais dans la suite seules les batteries au plomb sont développées leur coût de revient au W/h étant nettement moins cher.